Le Paradis perdu – Théodore Dubois

 

Aparté
avril 2012

Prix de Rome en 1861, successeur de Camille Saint-Saëns comme titulaire des orgues de la Madeleine en 1877, Théodore Dubois incarne dans de nombreux esprits la figure du compositeur adoubé par le milieu académique, mais ne rêvant que du succès public. Son « drame oratorio » Le Paradis perdu ne parviendra jamais à briser cette réputation.
L’oeuvre remporte le premier prix – ex-aequo avec Le Tasse de Benjamin Godard – d’un concours lancé par la Ville de Paris en 1878 dans l’espoir de créer un élan patriotique et religieux chez les habitants de la capitale, encore marqués par la Commune. Après trois représentations au Théâtre du Châtelet par l’Orchestre Colonne, la critique lui réserve un accueil mitigé, reprochant à Dubois son académisme, mais salue certaines pages magistrales (l’air de Satan de la deuxième partie, l’introduction et le duo d’Adam et Eve de la troisième partie).
Le matériel d’orchestre ayant été malheureusement perdu, Olivier Schmitt signe ici, à partir de la partition piano-chant, une orchestration pour quintette à cordes, quintette à vents et piano.

avec
Chantal Santon, soprano
Mathias Vidal, ténor
Alain Buet, baryton
Jennifer Borghi, mezzo-soprano
Cyrille Dubois, ténor
Elias Benito, baryton
Sorin Dumitrascu, baryton-basse
Les Cris de Paris
Les solistes des Siècles
Geoffroy Jourdain, direction

Programme

Théodore DUBOIS (1837-1924)
Le Paradis perdu, drame oratorio en quatre parties (1878) sur un livret d’Édouard Blau

  • CD1
    Première partie : La Révolte
    Deuxième partie : L’Enfer
  • CD2
    Troisième partie : Le Paradis – La Tentation
    Quatrième partie : Le Jugement

La presse en parle…

Coup de coeur de l’émission La Dispute sur France Culture (04/05/2012) :
Vincent Huguet : « Une découverte, j’ai été émerveillé par l’originalité de l’oeuvre. »
Marie-Aude Roux : « Une version extrêmement colorée qui met en valeur le raffinement de l’écriture alors que je m’attendais à quelque chose de plus académique, selon la réputation de Théodore Dubois. »
Emmanuel Dupuy : « C’est une belle découverte. Théodore Dubois est un romantique assumé, qui propose quelque chose de dramatique qu’on pourrait presque représenter sur scène. Un bémol cependant : une pièce comme ça appelle le grand orchestre. »

« N’ayons pas peur des mots, ce Paradis perdu est un petit miracle. (…) L’interprétation juvénile, extrêmement engagée, est d’une qualité si égale qu’il faudrait citer le corniste, au même titre que le ténor, le chef, le pianiste et l’ingénieur du son. Un miracle, ça ne se détaille pas. »
Opéra Magazine
5 clés OM

« Les Cris de Paris apportent la riche palette, l’onctuosité subtile sans laquelle l’oratorio se serait effrité. Et chaque mot sonne avec une savoureuse netteté. »
Diapason
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« Ce premier enregistrement mondial n’appelle que des éloges : en Adam et Eve, Mathias Vidal et Chantal Sanson montrent une santé vocale éclatante, et une diction française irréprochable. (…) Les Cris de Paris offrent une véritable cohésion dans les pages très virtuoses que Dubois leur réserve. Geoffroy Jourdain dirige avec un plaisir évident. »
Classica
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« La découverte est séduisante, tant le matériel dramaturgique regorge de beautés (chorales), de contrastes (solistes) et d’inventivité (instrumentale). »
Le Monde

« The result, as performed here, sounds like more harmonically adventurous Gounod. It’s utterly professional and rich in good tunes… The recording is prepared and delivered with impressive commitment. »
Gramophone Magazine