LULLABY

Parcours pédagogiques autour des chants de tradition orale

Avec l’apprentissage et la transmission de musiques de tradition orale venues du monde entier, le projet Lullaby participe d’un échange interculturel et intergénérationnel associant différents publics et les membres des Cris de Paris.
POURQUOI LULLABY ?
Le projet trouve son origine dans la préparation de la performance L’Ailleurs de l’autre pour le festival Les Siestes Electroniques en juillet 2014. Après un travail de recherche dans les archives sonores du Musée du Quai Branly, trois chanteuses des Cris de Paris se sont réappropriées des chants de tradition orale captés par des ethnomusicologues tout au long du XXe siècle.
Au cours de leur travail, elles se sont confrontées à plusieurs problématiques :
Comment mémoriser ces chants sans recourir à la notation solfégique ?
Quelle technique vocale adopter pour les reproduire ?
Comment les comprendre, dès lors que leurs interprètes sont pour la plupart inconnus ?
De cette réflexion est né un projet pédagogique ayant pour fil rouge les musiques de tradition orale et pour point de départ les berceuses.
Le titre Lullaby renvoie en effet aux berceuses car elles constituent une expérience commune à la plupart d’entre nous : elles sont le premier chant qui nous est transmis oralement, notre premier contact avec la musique.

QUELS SONT LES PRINCIPES DU PROJET ?
Chaque déclinaison du projet, qui se réinvente au fil des collaborations, propose une approche pluridisciplinaire originale. Le projet se structure alors en quatre grandes étapes :
ÉTAPE 1 : Découverte de chants extra-européens
Lors de séances d’écoutes commentées, les chanteurs des Cris de Paris sensibilisent les participants aux différents chants de transmission orale et à leurs vocalités.
ÉTAPE 2 : Collecte de chants de tradition orale
Tels des ethnomusicologues, ces derniers vont à leur tour enregistrer des chants auprès de leur entourage ou auprès d’autres publics, provoquant une rencontre et un échange intergénérationel et interculturel.
ÉTAPE 3 : Appropriation et réinterprétation
À partir d’une sélection des musiques collectées, les intervenants les amènent alors à les chanter, les échanger et les réinterpréter. L’apprentissage ne s’appuie pas sur un système de mémorisation tel que la partition, mais au contraire sur des formes de notations qu’ils auront inventé ensemble.
ÉTAPE 4 : Restitution et prolongements
Création d’un document sonore à partir des versions réinterprétées par les participants au projet. Cet enregistrement peut être utilisé de diverses manières : comme objet d’exposition sonore dans une institution culturelle, comme support de transmission pour d’autres publics, comme matériau pour l’écriture d’une œuvre commandée à un compositeur…
LES DÉCLINAISONS DE LULLABY EN 2016-2017
À Levallois-Perret
Au Collège Mallarmé (Paris)
À Enghien-les-Bains
Dans le département du Val d’Oise

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