Nouveau disque : Passions

 

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Venezia 1600-1750

Giovanni Gabrieli, Claudio Monteverdi, Tarquinio Merula, Francesco Cavalli, Biagio Marini, Giovanni Legrenzi, Antonio Lotti, Antonio Caldara

Parution le 20 septembre 2019

Venise célèbre la polychoralité au 16ème siècle dans les tribunes de San Marco, la naissance de l’orchestre baroque et l’avènement de l’art lyrique dans les premiers opéras publics au 17ème, le règne du chanteur soliste au 18ème.
Elle n’est plus tout à fait sur terre, mais pas non plus dans la mer. Elle est à la fois orientale et occidentale.
« Elle n’est pas là-bas, mais là-haut » dit un jour Casanova à la marquise de Pompadour.
Comment alors imaginer qu’on y composa une musique sacrée qui ne soit pas théâtralement incarnée ? De la musique profane qui ne soit pas inspirée de transcendance ?
C’est sur cette lande aux contours incertains que Les Cris de Paris s’installent pour leur deuxième opus chez Harmonia Mundi. Après Melancholia, qui se dédiait à l’avant-garde musicale de la fin de la Renaissance en la plongeant dans une thématique nocturne, voici Passions.
En compagnie de Gabrieli, Monteverdi, Cavalli pour les plus connus, mais aussi de Legrenzi, Lotti, Marini, c’est un pan important de la musique baroque vénitienne qui est dévoilé, à travers un choix d’oeuvres marquées par le sceau de l’audace et de la nouveauté. De la voix seule accompagnée à des mosaïques à 16 voix réelles, déployant des formations instrumentales également variables, Les Cris de Paris plongent avec curiosité dans le pathos vénitien.


Avec

Adèle Carlier, Cécile Larroche, Marie Picaut, Michiko Takahashi, Amandine Trenc, sopranos
Cécile Banquey, Stéphanie Leclercq, Pauline Leroymezzo-sopranos
Paul-Antoine Bénos, Damien Ferrante, William Shelton, contre-ténors
Stéphen Collardelle, Alban Dufourt, Constantin Goubet, François-Olivier Jean, Stephan Olry, ténors
Virgile Ancely, Geoffroy Buffière, Anicet Castel, Sorin Dumitrascu, Alvaro Vallesbarytons-basses
Marieke Bouche, Louis Creac’h, violons
Sylvia Abramowicz, Frédéric Baldassare, Martin Bauervioles
Caroline Lieby, harpe
Romain Falik, théorbe
Loris Barrucand, orgue

Geoffroy Jourdain, direction
Alban Moraud, direction artistique
Harmonia mundi
Enregistré au Temple du Saint-Esprit, Paris (75)

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La presse en parle…

« Articulé autour de cinq versions du Crucifixus, ce parcours d’un siècle et demi de création dans un lieu historique rassemble des pages vocales (madrigaux, motets, entre autres) et des partitions instrumentales (extraites d’un opéra, d’une cantate ou d’une musique de chambre) pour décliner la « passion » au-delà des limites entre sacré et profane. La lancinante berceuse de Merula, qui ouvre le disque, en témoigne de manière exemplaire. Elle est supposée sortir de la bouche de la Vierge mais elle pourrait convenir à toutes les mères, avec parfois des accents de chanteuse populaire. D’une même puissance expressive, les autres œuvres en imposent également par leur humanité. Certains compositeurs (Cavalli, Lotti) ont l’allégresse communicative et d’autres (Monteverdi, Legrenzi), la déploration fusionnelle. Geoffroy Jourdain les défend tous avec l’engagement et la dévotion d’un croisé. » Pierre Gervasoni, Le Monde

« Dans ce programme où des motets en latin (extraits de la Selva morale e spirituale de Monteverdi) côtoient des madrigaux sacrés en italien et des pièces instrumentales (sonates et sinfonias), les effectifs et les timbres varient. Les Cris de Paris, soutenus par quelques cordes frottées et pincées, résonnent dans un espace généreux, discrètement soutenus par une réverbération naturelle d ’église. Comme à son habitude, Alban Moraud nous régale d’une texture sonore savoureuse et onctueuse. Si la densité de la matière l’emporte, l’architecture, la répartition des voix et la perspective restent très lisibles. La richesse de la couleur prime sur la netteté millimétrée du trait: la peinture vénitienne ne dit rien d’autre. » Classica

« Passions moved, passions shared, and the Passion of Christ on the Cross. This programme, a seemingly disparate selection of early Baroque Venetian works punctuated by five settings of the Crucifixus, looks like it shouldn’t work, yet in the hands of the musicologist and conductor Geoffroy Jourdain it is both compelling and rewarding. […] This disc is a fine evocation of Baroque passions in every sense and one that keeps giving beyond the first few hearings. Absolutely not to be missed. » Edward Breen, Gramophone[/vc_column_text][/vc_column][/vc_row]