Dernières paroles

 

dimanche 25 mars 2018 | 17h
Théâtre de Suresnes Jean Vilar

En pleine période de Pâques, Les Cris de Paris interprètent des œuvres d’Heinrich Schütz (1585-1672) associées à la Passion du Christ, mais également au temps de Pessah, la Pâque juive, à travers le merveilleux Cantique des Cantiques, hymne d’amour attribué au Roi Salomon.

On associe souvent le génie de Schütz, compositeur protestant actif à Dresde, à celui de son contemporain vénitien Monteverdi, et il est considéré comme le plus important des musiciens allemands avant Jean-Sébastien Bach.

Les sept dernières paroles du Christ sont une série de courtes phrases que le Nouveau Testament, dans la tradition chrétienne, attribue à Jésus alors qu’il se trouvait crucifié. Heinrich Schütz semble avoir été le premier compositeur à se pencher sur ces « Sieben Worten » qui ont inspiré ensuite de nombreux musiciens.

Les motets pour la Passion qui leur sont associés dans ce programme sont des commentaires raffinés et pétris d’une théâtralité très italienne (Schütz a étudié à Venise) sur le sacrifice et la crucifixion.

En contrepoint à ces œuvres pleines d’affliction, Les Cris de Paris réunissent des pièces aux effectifs variés, tantôt a capella, tantôt accompagnées d’instruments solistes, basées sur le texte merveilleux du Cantique des Cantiques, en glanant dans toute la production du compositeur allemand, que ce poème semble avoir accompagné toute sa vie : « Que tu es belle, ma bien aimée, que tu es belle ! »

Programme

Heinrich Schütz (1585-1672)
Les Sept dernières paroles du Christ
Motets pour la Passion SWV 56-60
Canticum Salomonis : oeuvres vocales d’après Le Cantique des Cantiques

Les Cris de Paris
Geoffroy Jourdain, direction

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